La RADDHO et la coalition Nationale des Entreprises et les Droits de l’Homme au Sénégal ont participé au 5iéme Forum Africain des entreprises et les droits de l’homme du 29 au 1 er octobre 2026 à Dakar dont le thématique est Recours pour victimes, Responsabilités des syndicats et organisations de défense des droits humains face au non-respect des droits humains par les entreprises au Sénégal.
Au cours des dernières années, au Sénégal, le rôle des entreprises dans la promotion et/ou la violation des droits humains a suscité une attention croissante. Ainsi, la protection des droits des travailleurs et travailleuses reste importante si l’on se réfère au volume de plaintes devant les tribunaux et inspections de travail, et aux mouvements sociaux et grèves de syndicats de travailleurs. Pourtant, le Sénégal a ratifié les principales conventions internationales relatives aux droits humains et aux droits du travail, notamment les conventions fondamentales de l’OIT et dispose d’un cadre juridique national comprenant le Code du travail, la Constitution, ainsi que des politiques publiques visant la promotion du travail décent. Le pays adhère également aux objectifs de Développement Durables (ODD) dont l’objectif huit (8) qui prône l’éradication du travail indigne et la protection de tous les travailleurs et travailleuses, pour que chaque personne ait un emploi décent et de qualité.
Malgré l’existence des normes internationales, régionales et nationales ainsi que des engagements politiques, de nombreux défis persistent notamment en ce qui concerne : le droit à des conditions de travail décentes ; la liberté syndicale et la négociation collective ; l’égalité de traitement et la non-discrimination ; la santé et la sécurité au travail.
Ainsi, la RADDHO a mis en place une Coalition Entreprises et Droits de l’Homme au Sénégal composée de syndicats et d’OSC. Cette coalition compte renforcer le respect des droits des travailleurs/travailleuses par les entreprises, en favorisant l’appropriation des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme ; faire le monitoring pour le respect des droits de l’Homme et la gestion d’un mécanisme de plaintes ; et enfin développer un partenariat dynamique avec les syndicats, le secteur privé, les organisations de défense des droits de l’Homme et les institutions nationales pour suivre la mise en œuvre du Plan d’action national.
