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LA RADDHO DIT STOP A LA MIGRATION IRREGULIERE

Communiqué de presse



Une pirogue ayant à son bord plus de 307 ressortissants ouest-africains a chaviré le 28 février 2024 aux environs de la ville de Saint-Louis, dans la zone de la « brèche », causant la mort d’au moins 28 d’entre eux et faisant de nombreux blesses. Plus d’une quarantaine de personnes ont pu être sauvées et acheminées vers l’hôpital de Saint-Louis pour y recevoir les premiers soins alors que le nombre de disparus n’a pas encore pu être établie par les autorités locales.

L’embarcation venait de Joal et se dirigeait vers les iles espagnoles des Acores. On a, par la suite, appris que six (6) personnes ont été arrêtées par la brigade de la gendarmerie de Saly Portudal, soupçonnées qu’elles sont de trafic de migrants, de mise en péril de la vie de personnes et d’homicide involontaire.

De nombreux observateurs mettent en cause l’état de l’embarcation et la nature dangereuse de la navigation au niveau de la brèche artificielle dans la langue de Barbarie qui, depuis son ouverture en 2003 en guise de solution aux inondations de la ville de Saint-Louis, serait responsable de la mort de plus de 400 personnes.

Ce drame vient, une fois de plus, s’ajouter à la longue liste de chavirements de pirogues transportant des candidats désespérés à la migration parce qu’ayant perdu la foi sur la capacite des dirigeants de leur pays à leur trouver une vie meilleure. Il prouve, également, que la répression tous vents, souvent à la demande des Etats de l’Union européenne, de ces nombreux départs à l’aventure de nos concitoyens, n’est pas la recette pour faire face à ce phénomène.

S’y ajoute également que l’absence de politique nationale claire de migration et de solution aux nombreuses crises (politique, économique, éducative et sociale) que le Sénégal connait depuis plus de trois (3) ans semblent inexorablement pousser les plus téméraires de la frange jeune du pays sur le chemin de la migration.

Face à cette situation désastreuse, la Rencontre Africaine pour la Défense des droits de l’Homme (RADDHO) :

  • Présente ses sincères condoléances aux familles des victimes de cet énième drame et demande aux autorités d’organiser une journée de deuil et de prière pour le repos de l’âme des personnes décédées ;

  • Exhorte les autorités à informer régulièrement les familles des personnes disparues des efforts déployés pour les retrouver et apporter un soutien psychologique aux familles des personnes décédées dans cette période difficile de deuil ;

  • Demande également aux autorités sénégalaises d’adopter et de mettre en œuvre très rapidement une politique nationale de migration et d’entamer des négociations avec tous les pays pouvant accueillir de manière légale ces jeunes dont la seule ambition est de pouvoir mener une vie digne et participer au développement économique et social de leur pays ;

  • Souhaite qu’un débat national soit organisé après les élections présidentielles sur la migration au Sénégal afin que des solutions durables soient trouvées pour mettre un terme à ce drame que vit la jeunesse et, surtout, faire en sorte que la migration des Sénégalais soit, autant que possible, sure, ordonnée et régulière. Fait à Dakar, le 02 mars 2023 Le Secrétaire Général

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