Le rôle des mécanismes de protection des droits de l’homme dans l’inclusion sociale en Afrique

L’expression inclusion sociale (ou simplement inclusion) a fait de nombreux adeptes dans les débats portant sur le développement et les politiques publiques ; il est donc important de définir ce que nous entendons. Le présent rapport définit l’inclusion sociale comme : le processus visant à améliorer les conditions dans lesquelles les individus et les groupes peuvent participer à la vie de la société (Banque mondiale, 2013). En pensant l’inclusion sociale, il met l’accent sur le préjudice basé sur l’identité sociale. Même si cette insistance peut parfois être sensible sur le plan politique, sa reconnaissance est importante pour l’avancement de l’inclusion sociale. L’inclusion est un terme couramment utilisé dans l’élaboration des politiques sociales et éducatives pour exprimer l’idée que tous les individus vivant dans une société donnée bénéficient (devraient bénéficier) de droits d’accès et de participation égaux. Cela signifie, d’une part, que les institutions, les structures et les mesures doivent être conçues de manière positive pour tenir compte d’une diversité de situations, d’identités et de modes de vie et, d’autre part, que les possibilités et les ressources doivent être réparties de façon à réduire au minimum les désavantages et la marginalisation. Dans le domaine du travail européen de jeunesse et de l’éducation et de l’apprentissage non formels, l’inclusion est considérée comme une stratégie et une pratique globale visant à garantir que les personnes les moins favorisées ont accès aux structures et aux programmes proposés.

Les marqueurs de l’identité sociale peuvent être dérivés du genre, de l’âge, du handicap, de l’orientation sexuelle, de l’identité du genre, de l’emplacement géographique, de la profession, de la race, de l’ethnicité, de la religion, ou du statut de la citoyenneté, parmi d’autres marqueurs. Pour autant, aucune identité unique ne décrit vraiment un individu ; l’intersection des identités confère un avantage ou un désavantage réel. Il est nécessaire, pour améliorer les conditions de leur participation, de renforcer leurs capacités, de leur donner de plus amples opportunités et de leur permettre de vivre dans la dignité.

L’identité est le principal facteur d’exclusion sociale. Les individus et les groupes sont exclus ou inclus selon leur identité. Les identités qui sont le plus souvent cause d’exclusion sont le sexe, le genre, la race, la caste, l’ethnicité, la religion, l’âge, le statut professionnel, le lieu de résidence et le handicap. L’exclusion sociale motivée par l’un quelconque de ces facteurs peut abaisser le statut social, ce qui va souvent de pair avec des revenus moins élevés, des dotations en capital humain plus faibles, un accès à l’emploi et aux services plus limité et peu de possibilités de se faire entendre dans le cadre des processus de prise de décision aux niveaux national et local. En Afrique, l’exclusion sociale se manifeste de diverses manières.

En Afrique, l’inclusion sociale dans le cadre des mécanismes de protection des droits de l’homme est incluse autour de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Malgré des progrès notables dans l’égalité des genres et la réduction de la pauvreté, le continent fait face à des défis structurels majeurs, notamment l’intégration des personnes en situation de handicap et l’extension de la protection sociale au secteur informel.

En Afrique, plus de 80 millions de personnes vivent avec un handicap, selon l’OMS. Malgré les engagements internationaux (CDPH, ODD, Agenda 2063), leur inclusion sociale reste limitée. Elles font face à des barrières structurelles, culturelles et institutionnelles, freinant leur participation active à la vie économique et sociale. Les enjeux humains et sociaux sont divers et reposent sur certains points comme reconnaître les personnes handicapées comme des citoyens à part entière, porteurs de droits, lutter contre la discrimination, la stigmatisation et l’exclusion, favoriser la dignité, l’autonomie et la participation sociale. Sur le plan économique, elle doit réduire la dépendance économique et favoriser la productivité, valoriser le potentiel des personnes handicapées dans le marché du travail, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat en se basant sur les instruments juridiques et mécanismes de protection des droits de l’homme en Afrique. La politique publique doit prioriser des actions de l’inclusion sociale en Afrique et se fondant dans la mise en œuvre effective des lois nationales et conventions internationales adoption de politiques inclusives de l’emploi, de l’éducation, de la protection sociale.

L’inclusion sociale est une condition essentielle de la participation les politiques publiques et de l’exercice des mécanismes de protection des droits humains de tous les citoyens africains, indifféremment de leurs caractéristiques fonctionnelles et individuelles sur le plan identitaire, leur permettant de bénéficier des ressources et opportunités que la collectivité peut leur offrir. Ce faisant, l’accès est le vecteur social de l’idéal de justice sociale, d’équité et d’égalité des chances. Cela dit, le concept inclusion sociale est polyvalent puisqu’il est abordé par plusieurs domaines surtout celui des droits de l’homme.

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