Les principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et les droits de l’homme ont été au menu d’un atelier de deux jours organisés par la Rencontre Africaine pour la Défense des droits de l’homme (RADDHO) en partenariat avec la Fondation Friderich Ebert Stiftung (FES). Le séminaire a vu la participation de syndicats évoluant dans les secteurs des mines, du transport et de l’agroalimentaire sur la Thématique les Principes Directeurs des Nations Unies des Entreprises et les Droits de l’Homme. Pour les organisateurs, « la promotion du travail décent et le respect des droits humains dans les activités économiques restent des défis majeurs, notamment dans des secteurs stratégiques tels que les mines, le transport et l’agroalimentaire ».
L’objectif de cet atelier est de contribuer à la définition d’une orientation stratégique concertée pour la mise en œuvre des PDEDH au Sénégal en vue de promouvoir le travail décent et le respect des droits des travailleurs. C’est parce que constatent pour le regretter les organisateurs « Au Sénégal, la protection des droits des travailleurs et travailleuses reste importante si l’on se réfère au volume de plaintes devant les tribunaux et inspections de travail, et aux mouvements sociaux et grèves de syndicats de travailleurs.
Pourtant, notre pays a ratifié les principales conventions internationales relatives aux droits humains et aux droits du travail, notamment les conventions fondamentales de l’OIT et dispose d’un cadre juridique national comprenant le Code du travail, la Constitution sénégalaise, ainsi que des politiques publiques visant la promotion du travail décent. Le Sénégal adhère également aux objectifs de Développement Durables (ODD) dont l’objectif huit (8) qui prône l’éradication du travail indigne et la protection de tous les travailleurs et travailleuses, pour que chaque personne ait un emploi décent et de qualité ». La RADDHO et la FES restent convaincues que l’application des Principes Directeurs des Nations Unies pour les Entreprises et les Droits de l’Homme demeure l’instrument de la protection des travailleurs et la sécurité de l’outil du travail au Sénégal.
